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Concevoir un bon dispositif en Blended Learning

17 octobre 2019

Comment concevoir un Blended Learning solide et pertinent ? Comment combiner le distanciel et le présentiel pour obtenir un dispositif de formation optimisé ? Les réponses se trouvent dans cet article. 

>comment concevoir un dispositif blended learning ?

 

tout savoir sur le blended learning

 

La formation mixte, encore connue sous le nom de Blended Learning est un format qui a le vent en poupe. Mais pourquoi ? Peut-être tout simplement parce que ce format cherche à associer le meilleur du distanciel d'un côté et le meilleur du présentiel de l'autre.

Cette association vertueuse est plébiscitée par les entreprises. Elles sont rassurées par les vertus pédagogiques du présentiel, qui ne semble pouvoir être actuellement sérieusement challengées, mais aussi par les ouvertures qu'offre le distanciel, notamment en termes d'optimisation des coûts et de facilités d'organisation logistique de la formation.

Pourtant, il n'est pas toujours évident de bien évaluer la qualité d'un Blended Learning. Aussi, je vous propose de voir ensemble les trois points clés qui vous permettront de viser solidité et pertinence.

 

Premier point clé : la cohérence du dispositif blended learning

 

Il est capital que présentiel et distanciel s'articulent parfaitement entre eux pour assurer une continuité pédagogique harmonieuse de l'ensemble du dispositif de formation. Les participants doivent avoir l'impression d'être engagés dans un seul et même dispositif et non de suivre deux formations distinctes : l'une à distance, l'autre en présence.

Pour cela, une bonne technique consiste à considérer la partie en salle comme constituant le cœur du dispositif. Et donc, à confier à la partie en ligne le rôle de venir le compléter ou encore l'enrichir.

Ainsi, on validera comme cohérent le Blended Learning dans lequel les participants feront par visioconférence ou classe virtuelle un point sur la mise en pratique des savoirs acquis au cours du présentiel. Ou encore, celui dans lequel ils seront invités à effectuer des recherches sur internet, recherches dont les résultats seront exploités en salle.

Dans un cas comme dans l'autre, c'est bien le e-learning qui se met au service du présentiel et non le contraire.

 

Deuxième point clé : la complémentarité au sein même du dispositif blended learning

 

Présentiel et distanciel n'ont pas les mêmes facilités pédagogiques. Il est donc important de prendre en compte les caractéristiques de l'un et de l'autre lors de la construction du Blended Learning.

Ainsi le e-learning est intéressant pour la richesse qu'il offre dans la médiatisation du contenu d'une formation mais également parce qu'il donne accès à l'immense masse d'informations contenues par internet.

Par contre, il sera plus facile d'initier et maintenir une dynamique de groupe lors de la formation en salle. De même, celle-ci est beaucoup plus adaptée pour aborder des points complexes voire difficiles de la formation.

On concevra donc le e-learning, soit sur des séquences courtes et animées, sensibilisées sur un thème donné par exemple ou encore pour faire un point d'étapes après la formation, soit sur de la recherche ou de la collecte d'informations.

Préparez, toujours par exemple, le thème qui sera abordé en salle. À cette dernière on confiera tout particulièrement les activités s'appuyant sur l'interaction entre participants (exercices pratiques, brainstorming et autres) ainsi que le traitement des points les plus ardus de la formation.

comment le blended learning améliore l'engagement apprenant ?

Troisième point clé : l'engagement des acteurs de la formation

 

Participants, mais également formateurs, doivent être placés au cœur de la préoccupation pédagogique lors de la construction du Blended Learning.

Pour les participants il s'agira de bien verrouiller leur engagement à suivre la formation dans toutes ses composantes. L'articulation du dispositif doit donc leur être clairement exposée. Ils doivent saisir les intérêts respectifs du distanciel et du présentiel mais également leur complémentarité pédagogique.

Quant aux formateurs, il est primordial qu'ils adaptent leurs techniques d'animation selon que la partie de la formation se déroule en salle ou en ligne. Pour cette dernière par exemple, ils adopteront une posture ancrée sur la relation d'aide, plus à même d'accompagner les participants dans l'appréhension du contenu médiatisé, c'est-à-dire mis en ligne.

Enfin, les formateurs veilleront à s'appuyer systématiquement sur le présentiel dans la partie en ligne de la formation et inversement. L'unité du dispositif se verra ainsi renforcé dans l'esprit des participants.

Cohérence, complémentarité et engagement des acteurs de la formation donneront donc à votre Blended Learning une réelle efficacité pédagogique et constitueront surtout d'excellents critères d'évaluation de la qualité de votre dispositif.

 

L'essentiel

 

  • Le dispositif Blended Learning doit être cohérent. Pour ce faire, c'est l'e-learning qui se met à disposition du présentiel en venant l'appuyer par des leçons théoriques. 
  • Présentiel et distanciel doivent se compléter. 
  • Il n'y a pas de bonnes formations Blended Learning sans engagement de ses acteurs. Participants, tout comme formateurs, doivent s'investir et prendre en considération les deux composantes de la formation. 

 

Thématiques: Blended Learning

Manon Consul

Écrit par Manon Consul